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Archive for the ‘Maurice’ Category


N.B de DPR974

Voir l’île Maurice souffrir de la saleté et de la pollution ne saurait nous réjouir…Nous n’avons pas non plus de leçon à donner : il suffit de parcourir notre île et d’ouvrir les yeux pour se rendre compte que nous subissons le même mal.

Ainsi, malgré la sensibilisation qui se fait au niveau scolaire, malgré les opérations fortement médiatisées de nettoyage des plages et autres sites, le mal perdure. En dépit de l’organisation du tri sélectif, du ramassage des ordures organisé par les collectivités, les dépôts sauvages fleurissent de plus belle.

Que faire alors ? « Répertorier et dénoncer les dépôts sauvages » comme le fait depuis quelque temps le site www.bandcochon.re est assurément quelque chose d’utile : des citoyens conscients signalent au réseau social les sites pollués et cela finit par émouvoir les décideurs  dont certains s’efforcent de nettoyer les sites souillés.

Assurément l’éducation est la base sur laquelle on doit prendre appui pour changer les mentalités et les comportements, mais si des individus irrespectueux de l’environnement tardent à comprendre, il devient nécessaire de sanctionner les contrevenants, tant il est vrai que «  la crainte du gendarme est le commencement de la sagesse ».

Tous nos remerciements vont à nos amis mauriciens de www.mauricederrierelacartepostale.blogspot.com pour l’autorisation de reproduire l’article ci-dessous intitulé «  Le Pouce devant-derrière ».

LE POUCE: l’une des montagnes emblématiques de Maurice.

Côté face, la carte postale, l’ile intacte.

Côté pile, le vrai visage de l’ile, défigurée un peu plus jour après jour par les Mauriciens inconscients de 2013. 



LE POUCE: COTE PILE
 Le Pouce vu de Valory
LE POUCE: COTE FACE 
Le Pouce, au fond à droite, 
vu de la Grande Rivière Nord-Ouest
APPROCHONS NOUS:
Berge de rivière
Dans la rivière
Canal pollué
Le long de la ravine
Insensibles à la beauté de leur pays, les Mauriciens jettent leurs détritus n’importe où, polluent les sols, les rivières, abîment les paysages, détruisent leur pays. Maurice ne compte pas.
 
Combien de temps faudra-t-il pour que les deux photos n’en fassent plus qu’une, avant que la pollution n’envahisse toute l’ile? 

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Ce qui se passe à l’île Maurice ne saurait laisser indifférent un Réunionnais un tant soit  peu sensible et conscient : nos deux îles ne sont-elles pas sœurs par l’histoire? Les relations sportives, culturelles, humaines, touristiques sont multiples et anciennes. Pour beaucoup d’entre nous, l’île Maurice a été la première étape d’une échappée belle sur les pays – dehors. Nous avons été marqués à vie par notre prise de conscience de deux mondes si proches, si  ressemblants et pourtant si différents.

Chacun de nous se souvient d’être tombé sous le charme des paysages mauriciens, d’avoir apprécié l’hospitalité de nos voisins, mais déjà, avant même d’arriver à l’île-soeur, la carte de Maurice nous faisait rêver avec ses noms évocateurs, Trou aux Biches, Poudre d’or, Gris-gris, Bel Ombre, Bois Chéri, Flic en Flac et tant d’autres.

À  peine avions nous débarqué que les moindres détails nous frappaient l’esprit tant  les choses étaient différentes de chez nous : tortues  en quasi liberté de l’île aux cerfs, nénuphars géants du Jardin des Pamplemousses, nombreux îlots qui à La Réunion nous manquaient.

Nous surprenait  aussi l’attitude décomplexée des Mauriciens à l’égard des langues, anglais et français, langues indiennes, chinoise, Bhojpuri et créole (1). Personnellement je lisais avec gourmandise la presse en français. Je me perdais avec bonheur dans les petites annonces entre les arpents et les perches que je renonçai rapidement à convertir. Les articles étaient en outre truffés de passés prétendument simples (!) dont le côté suranné me ravissait.

Mais le plaisir n’était pas toujours sans partage. Il me souvient, aujourd’hui encore, de ma déception de créolophone de ne pas comprendre immédiatement le créole mauricien et de mon bonheur décuplé, quand, après bien des efforts, j’ai enfin saisi, comme par magie, l’essentiel du créole mauricien.

Comme beaucoup de  Réunionnais je me laissais emporter par le rythme de la musique mauricienne: qui n’a en mémoire les ségas plein d’humour de Serge Lebrasse :

« Samdi passé mon grand-manman,

té pou fér dansé dann son lakaz…

Lhèr ki rantré santi lotion,

lhèr ki sorti santi jak mir ! »

ou encore la soirée passée sur la plage autour d’un feu de camp avec ravanes, maravanes et triangle et Ti-frèr, entonnant  « Anita resté dormi do mo piti… » ou expliquant « koman la kolèr pran moi » devant « Roséda»  dont le comportement était loin d’être raisonnable…(2)

Maurice c’était aussi ses  cases créoles, aux toitures de bardeaux noirs, ses haies de petits bambous derrière lesquelles ces coquettes faisaient semblant de se cacher ou les Bâtiments imposants de la Compagnie des Indes, témoins de l’importance de « l’étoile et de la clé de la mer indienne » (3).

l’hôtel du Gouvernement tel qu’il était naguère…

l’hôtel du Gouvernement tel qu’il était naguère…

 

Tout ce qui précède tend uniquement à montrer que l’auteur de ces lignes a longuement fréquenté l’île Maurice et que ce qui le motive c’est sa tendresse pour un pays qui lui a accordé en retour bien des jours de bonheur. Chez lui aucun désir de dénigrer  systématiquement. Aucune

«  sombre Envie,  à l’œil timide et louche

versant sur les lauriers les poisons de sa bouche …»

Comme aurait dit Voltaire…

Ce qui le motive c’est la perte de ce trésor, le deuil qu’il commence à porter d’un pays aimé, trop tôt disparu (4). Vous ne me croyez pas ? Reportez-vous au blog « mauricederrierelacartepostale ». Regardez ce qu’il advient de l’environnement  naturel : magnifiques allées d’arbres éradiquées,  rivières comblées, espaces naturels protégés transformés en ghettos pour riches étrangers, nombreux sites pollués. Il suffit pour s’en convaincre de consulter l’article du blog: « Le Pouce, devant-derrière ! ».

 

Voici comment on procède avec la nature mauricienne…

Voici comment on procède avec la nature mauricienne…

 

Le Patrimoine architectural n’est pas logé à meilleure enseigne cf. sur le site de « mauricederrierelacartepostale » l’article fort documenté, intitulé « VIE ET MORT DE L’HOTEL DU  GOUVERNEMENT (1736-2010) ».  On ne respecte ni l’esthétique ni l’histoire (5). L’architecture authentique  est détruite, remplacée par des constructions sans âme. Ailleurs, pour des « raisons religieuses » on a détruit les statues gigantesques de Bahmian… À Maurice comme à La Réunion ce sont  les adeptes de la religion du Fric qui sont aux avants postes et la motivation – quels que soient les prétextes avancés – est toujours l’appât du gain.  Que certains spéculateurs sans conscience procèdent ainsi ne saurait étonner, mais que penser des décideurs culturels et politiques  qui sont chargés de défendre le Bien Public et qui seront, à juste titre, tenus pour responsables devant l’Histoire de tous ces errements.

Robert Gauvin

-1 Chez nous le français était sacralisé et le créole, langue maternelle, restait à la porte de l’église et hors de la classe dans les lycées et gare aux foudres du professeur si un créolisme ( !) vous échappait !

-2 Ces références culturelles ne sont pas d’aujourd’hui et révèlent que la jeunesse de l’auteur a pris quelques rides. Le talent des artistes cités est cependant toujours connu et admiré.

– 3 C’est la traduction de la devise en latin  de l’île Maurice : Stella clavisque maris indici.

-4 Ce sentiment commence à être partagé par bien des connaisseurs de l’île Maurice : c’est ainsi que dans le n° de GÉO d’août 2013 un auteur de renom, d’origine mauricienne, Tatiana de Rosnay dit à propos de Maurice : «  Je suis attirée par les pays où le melting-pot est fort. C’est aussi le cas de l’île Maurice, où sont nés mon père, grand-père et arrière-grand-père. J’y suis allée enfant, les plages étaient alors vierges. Grand Baie est aujourd’hui devenue un énorme centre touristique, Maurice a perdu son âme. »

– 5 Ce bâtiment aurait du être traité selon les principes de la conservation-restauration définis par la Charte de Venise : «  la conservation-restauration contribue à la sauvegarde et à la connaissance des biens culturels au bénéfice des générations présentes et futures, dans le respect de leurs significations historique et esthétique, de leur intégrité physique, de leurs contextes et de leur usage social ».

-6 Merci à « mauricederrierelacartepostale »pour les deux illustrations.

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 AVANT: VRAI VERT
APRES: FAUX VERT

Sur une superficie plus grande que Monaco, on va construire, construire, et encore construire.

QUOI?

– Un golf: encore un!
– Des « viLLLas »: beaucoup.
– Des appartements: énormément.
– Et un hôtel, bien sûr. On en manquait.
Le tout en béton, dans un style international loin des codes mauriciens de l’architecture, avec les mêmes meubles en plastique « tendance » interchangeables partout dans le monde

OÙ?

– A Mont Choisy, juste en face de la plage. Et sur plus de 2 KILOMETRES de long.
– A la place d’une forêt centenaire, la dernière du littoral nord de l’ile Maurice.
– Dans le cadre tranquille et préservé d’une propriété agricole du XIXe siècle.

POUR QUI?

Pour des non-mauriciens.
Seuls des étrangers vont acheter ces logements.
La seule raison d’être de ce « développement » est le profit.
Pas le respect de Maurice.
Le terrain, théoriquement inconstructible, sera sacrifié à l’autel du béton et de l’argent.

Comme d’habitude depuis la création des IRS en 2006:
Qu’importe qu’un terrain soit agricole, forestier, côtier: il ne le restera pas, on y construira.
Qu’importe s’ il n’y a pas de plage mais de la mangrove: on l’arrache et construit une plage artificielle.
Qu’importe si les paysages mauriciens séculaires disparaissent les uns après les autres: les comptes en banques de quelques uns et l’aveuglement de tous valent plus que ces considérations surannées.
A Maurice, il n’y a pas de forêt, pas de plage, pas de champs: il y a des « projets ».
A Maurice, tout ce qui est vert et naturel devient bétonné, puis aménagé par des paysagistes afin de transformer pour toujours cette île qui doit désormais répondre aux critères internationaux de ce que doit être une ile tropicale.

En attendant, Maurice n’est plus Maurice !

Nous remercions nos amis du site mauricien :Maurice, derrière la carte postale
Appel à tous les lecteurs de dpr974:
Nous suggérons à tous nos lecteurs de cliquer sur le site que voici : « Maurice, derrière la carte postale » et de manifester par leurs commentaires
leur solidarité à nos amis Mauriciens qui défendent le patrimoine naturel et culturel de notre île-soeur.
DPR974.

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Chacun de nous a en mémoire les tragiques événements de Port-Louis envahi par les eaux, au cours desquels onze personnes ont perdu la vie…

L’émotion fut très grande et elle perdure, mais l’heure est maintenant à la réflexion, à la recherche des causes  de cette catastrophe et  aux responsabilités. Les décideurs ont vite fait d’invoquer le changement climatique ou la fatalité. Le blog de notre correspondant mauricien « Maurice, derrière la carte postale » démontre que les raisons auxquelles on a recours ne résistent pas à l’analyse, que  la fatalité que l’on invoque sans pudeur, sert essentiellement à détourner l’attention de la responsabilité des hommes et en particulier des grands décideurs.

Cette catastrophe chez nos voisins et amis, doit nous servir de leçon, à nous Réunionnais. Sommes-nous irréprochables en matière d’environnement ? Ne comble-t-on pas dans notre île des ravines avec des déblais pour agrandir son pré carré ? (Cf. le scandale du grand Hazier, article du 8 avril 2013) Ne construit-on pas allègrement dans des zones à risques ? Que faisons-nous contre ce projet  aberrant de la nouvelle route du littoral qui nous mènera droit à la catastrophe, humaine, environnementale et financière ? Il est grand temps, pour nous Réunionnais, de changer de comportement (1), de respecter notre patrimoine naturel et d’empêcher que l’irréparable ne soit commis.

(1) Les municipalités, les collectivités générale et régionale, l’État remplissent-ils leurs devoirs dans ce domaine ?

 DPR974

 

Le Passage reliant les buildings de la Place d’Armes au centre commercial du Caudan. 
Le passage de la mort.
 

Alors que 11 personnes sont mortes et que la capitale mauricienne a été ravagée par des torrents d’eau boueuse, l’heure est à la peine et à la colère.

Cela ne nous empêche pas de penser.
Les Mauriciens savent que les « inondations » du 30 mars 2013 n’en sont pas. Il ne s’agit pas d’un phénomène naturel, mais
– d’une part, de l’absence de politique urbanistique et architecturale de la part de l’état mauricien et
– d’autre part, de l’incivisme des Mauriciens, qui font ce qu’ils veulent, où ils veulent, comme ils veulent.
Port Louis, chef-lieu de l’ile Maurice depuis trois siècles, situé au pied d’un cirque de montagne, dans une ile au climat sub-tropical très arrosée de janvier à mars et sujette à des cyclones violents tous les 15-20 ans, fut parfaitement conçu et aménagé à l’époque coloniale pour contrer ces phénomènes. Les gouvernements coloniaux successifs firent construire des drains et caniveaux en pierre de taille le long de chaque maison de chaque rue de la ville. Les rivières et ruisseaux furent aménagés, toujours en pierre taillée au cordeau, jusqu’à la mer. Les bâtiments eux mêmes devaient répondre à des normes architecturales précises, toitures en pente, gouttières, varangues protégeant les façades, perrons en pierre surélevant et protégeant  les habitations.
Et puis…
Trois siècles plus tard, alors qu’une machine accomplit en une heure ce que cent hommes réalisaient jadis en un jour, les dirigeants de cette ile et sa population s’acharnent à:
– 1/ détruire le travail des 250 années précédentes
– 2/ faire le plus de dégâts possibles sur le plan visuel et environnemental.
La plupart des victimes, 6, ne sont pas mortes n’importe où, mais dans l’une des infrastructures les plus modernes et neuves de la ville, le passage qui relie la Place d’Armes au Caudan, les deux endroits les plus fréquentés de la ville.
Alors, que s’est-il passé?
La réponse ne date pas du 30 mars, mais de bien avant:
– L’état laisse tout le monde faire ce qu’il veut en matière architecturale et urbanistique.
– La population en profite pour construire et aménager n’importe quoi, n’importe où.
– Pollueur devant l’éternel, le Mauricien jette là où c’est le plus facile: sacs en plastique, bouteilles en plastique, réfrigérateurs, carcasse d’animal, tout ce qui l’ encombre.
– Et puis, certains Mauriciens volent les pierres de taille des ouvrages anciens: pierres des ponts, pierres des caniveaux, pierres des ruisseaux aménagés qui sont ensuite vendues à des amateurs qui ne se posent pas de question, hôtels, entreprises ou particuliers. Les aménagements nécessaires des siècles passés sont fragilisés ou rendu inefficaces, sans compter le dommage fait à notre patrimoine.
– Pour couronner le tout, en ce moment même, l’état fait construire une file additionnelle à la voie rapide qui tranche la ville en deux. Celle-ci enjambe plusieurs canaux en pierre de taille aménagés aux XVIIIe et XIXe siècles. Ces canaux magnifiques étaient à ciel ouvert jusque vers 2002, lorsqu’ils furent recouverts et transformés en rivières sous-terraines (par la municipalité de Port Louis, par la société Rogers etc). Ainsi cachés de la vue, ces canaux indispensables à l’évacuation des eaux de pluie « n’existaient plus ». Il ne restait qu’à les détruire tout à fait, ce qui était en train d’être fait: afin de construire cette troisième voie, des caterpillars ont travaillé depuis le début de l’année à les boucher avec du remplissage (voir: Le “remplissage”, une bombe écologique pour Maurice)
ET MAINTENANT?
– L’etat prendra t-il ses responsabilités? Rien n’est moins sûr quand on sait que le premier ministre attribue officiellement le drame du 30 mars au « changement climatique », un mensonge mais surtout une insulte à la mémoire des disparus.
– Les Mauriciens changeront-ils leur comportement? Passé l’élan de solidarité de ces derniers jours,  notre maitre à tous, l’argent, redeviendra le plus fort. Le Mauricien continuera à vouloir toujours plus de béton, partout, et ne manquera pas de balancer le « remplissage » issu de ses travaux là où c’est le plus facile.
VOIR NOTRE ARTICLE DE FEVRIER 2012 QUI DENONCAIT CETTE PRATIQUE: Le “remplissage”, une bombe écologique pour Maurice

avant
après: remplissage en cours

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N.B.   Nous rappelons à nos lecteurs le lien de nos amis mauriciens : « Maurice, derrière la carte postale » ,qui dénonce régulièrement le peu de cas qui est fait du patrimoine naturel et historique de notre île sœur. De plus en plus les richesses de notre voisine  – mais La Réunion n’est pas en reste – sont galvaudées au profit de promoteurs qui ne pensent qu’au « fric » et Maurice tend à devenir un « gobe », un piège  à touristes où plus rien n’est authentique.

Vous qui aimez l’île Maurice et sa population, nous vous engageons à aller sur le site de nos amis mauriciens et à faire part aux lecteurs du blog « Maurice, derrière la carte postale » de vos sentiments et de votre réaction.

 Merci à tous !

DPR974

La « nouvelle » Route Cotiere de Mon Choisy 
qui remplace une partie de l’ancienne
Encore une plage publique qui est de moins en moins publique. Apres Bel Ombre, St Felix, Trou aux Biches, le phénomène des « déviations de routes côtières » a fait une nouvelle victime: la plage la plus fréquentée de l’ile, Mon Choisy.
POURQUOI?
Parce qu’un hôtel bon marché, le « Tarissa – Lookea », longère en béton d’une centaine de mètres sur quatre niveaux, ne voulait plus être séparée de la plage dont elle était coupée par la route côtière de Mon Choisy.
Le propriétaire, « proche du pouvoir » comme on dit à Maurice, a obtenu gain de cause.
COMMENT?
En construisant une route parallèle qui contourne l’hotel. Pour ce faire, une cinquantaine de flamboyants centenaires ont été abattu à la tronçonneuse. (delonix regia, le plus bel arbre sub-tropical). Voir: Le baobab du musée, c’est fini et Sur un air de flamboyant
Et, bien sûr, cette nouvelle route mal conçue passe au ras des premiers immeubles déjà construits, sans norme architecturale, sur trois niveaux, et en béton. Impossible de planter quoi que ce soir le long de l’asphalte. Où sont les arbres et les plantes ornementales de chaque coté de cette nouvelle route qui pourraient atténuer cette aberration? Dans nos rêves les plus fous.
MAIS AUSSI:
Mon Choisy, ou comment transformer en quelques mois une forêt en ville: Une nouvelle ville plus grande que Monaco à l’empl…. Petite consolation, la plage ne sera pas creusée afin de créer une marina (de l’autre côté de la route, et enjambée par un pont géant) comme le prévoyait le plan initial…

Une page Facebook entend protester contre ce nouvel outrage contre Maurice: « likez-la », « sharez-la »! Le lien: Touche Pas à Mon Choisy

Une palissade cache les travaux entrepris par l’hôtel 
dans le terrain voisin de la plage publique
récemment acheté par ce dernier 
Derriere la palissade
Et juste à coté, la portion de plage publique convoitée par l’hôtel. 
Deja, sur ce bout de plage PUBLIQUE, un filet cache… la convoitise de l’hôtel voisin. 
L’hotel Tarissa-Lookea, l’avenir de l’hotellerie mauricienne
« Immeubles » sans norme et sans style le long de la « nouvelle route côtière ». 
Le goudron frôle les bâtiments, impossible de planter des arbres pour les cacher. 
Mais c’est vrai: si on a abattu une cinquantaine de flamboyants centenaires pour construire la route, 
ce n’était pas pour s’embêter à en planter d’autres par la suite.


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Combien de fois avons nous bénéficié de l’hospitalité mauricienne? Combien de fois avons nous profité avec les enfants des joies de la plage ? Combien de fois avons nous découvert une histoire parallèle à la nôtre et un patrimoine architectural bien plus riche que celui de notre île ? Combien de fois avons nous découvert un Monde si proche et si différent à la fois, si divers dans sa culture et dans ses langues ?
Depuis quelques années cependant notre joie n’était plus sans mélange…Nous avons découvert en effet que la nature et le patrimoine architectural mauriciens étaient bien mis à mal, qu’on détruisait des constructions marquées par l’histoire, à Port-Louis et ailleurs, pour élever des blockhaus de béton et d’acier, qu’on comblait des lits de rivières, transformait des mangroves en marinas, privatisait les plages, multipliait les hôtels cachés derrière de hautes palissades, vendait l’île par morceaux aux promoteurs et aux riches retraités venus d’ailleurs.
Nous nous désolions de cet état de fait et nous nous demandions quand les Mauriciens allaient réagir.Un jour nous sommes tombés sur le site« mauricederrierelacartepostale » qui montrait, preuves à l’appui, comment l’île Maurice courait à la catastrophe …Depuis quelques jours ce site n’est plus le seul à dénoncer ce qui s’apparente à un scandale. Suite à une étude de la Mauritius Tourism Promotion Authority révélant que Maurice n’était plus « perçue comme une destination exclusive et qu’elle est peu préservée » l’Agence France-Presse a donné la parole à des citoyens mauriciens et le journal l’Express s’en est fait l’écho…
A lire ce que disent ces Médias on prend conscience que si les décideurs ne se rendent pas compte de la dérive dans laquelle Maurice est engagée et ne réfléchissent pas à de nouvelles orientations en matière de tourisme (concernant en particulier le respect de la nature et la protection du patrimoine) il y a fort à parier qu’ils risquent de tuer ce qu’ils considèrent comme une véritable poule aux œufs d’or.

DPR974

A consulter d’urgence le blog :Maurice, derrière la carte postale qui vient de publier deux articles révélateurs :

Agence France Presse: un regard critique sur Maurice

et
-Tourisme : Maurice c’ ( était ) un plaisir

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Les Salines Pilot, 2012
Emplacement du futur Ritz Carlton (20 hectares dont 350 mètres de plage)
dont les travaux devraient commencer en juin 2012 si rien n’est fait avant
9 autres « resorts » suivront ainsi que des centaines de maisons IRS

La nature sauvage de Rivière Noire est en train d’être détruite à coups de centaines de millions d’euro.
Les paysages de la Rivière Noire sont demeurés intacts depuis l’installation de l’homme à l’Isle de France voilà 297 ans. Il aura suffit de quelques années seulement pour les détruire à jamais. Des centaines d’hectares ont déjà fait les frais de cette folie de construction du gouvernement mauricien et des promoteurs locaux et étrangers.
La beauté authentique de l’embouchure de la Rivière Noire et de la Rivière du Rempart ainsi que les abords des Gorges ont déjà disparu sous les aménagements à grande échelle de Tamarina, de la Balise Marina, d’Akasha, de Matala et du Beach Club (tiens, les promoteurs étaient à court de noms en « a »…). Des centaines d’hectares de bois et champs ont déjà disparu. Cela à grand renfort de dragage du lagon, de bétonnage des berges de rivière, de modification du tracé du lagon.
Combien de destruction de ses plus beaux paysages Maurice peut-elle encore tolérer ? « Beaucoup beaucoup» répondent en chœur les promoteurs et le gouvernement qui octroie permis de développement après permis de développement. Ce qui est certain, c’est que si rien n’est fait le plus gros des transformations est encore à venir : des dizaines d’ « IRS » ont déjà été approuvés.
Aujourd’hui, il y a la paisible péninsule des Salines Pilot : des centaines d’hectares de savane et de plages désertes.
Demain, il y aura :
–        10 (DIX !!) hôtels le long de plages aujourd’hui désertes
–        des marinas
–        des golfs
–        des milliers de maisons et appartements pour étrangers
(Exemples : Domaine de l’Harmonie, Ritz Carlton etc)
Aujourd’hui, Case Noyale ce sont de vertes montagnes boisées habitées par les cerfs de java et les cochons marrons.
Demain, ce sera :
–        des centaines de maisons pour étrangers
–        plusieurs hôtels
(Exemples : ex-Corniche Bay, Black River Lodge etc)
Les alentours de Rivière Noire ne sont pas épargnés. Voir par exemple ce qui se passe à la Baie du Cap :
Liste non exhaustive des projets qui vont bouleverser l’île:
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A l’aéroport de Plaisance, de gros panneaux indiquent : « Welcome to Paradise Island ».
Mais l’île Maurice n’est plus le petit paradis authentique qu’elle était pour les Mauriciens jusque dans les années 80.
Elle est devenue un paradis artificiel pour étrangers dont sont exclus les Mauriciens.
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3 photos ci-dessus: les Slaines Pilot, Rivière Noire

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